Toyota Camry XSE AWD 2020
Une corde de plus à son arc
Toyota a la réputation de construire des voitures robustes, d’une fiabilité légendaire et d’un ennui total au chapitre du style, du moins à venir jusqu’à deux ou trois ans selon les modèles. La berline intermédiaire du groupe a décidément troqué son design sobre pour adopter un style diamétralement à l’opposé de ses traditions. Toyota a décidé d’ajouter une corde à l’arc de la Camry en la dotant d’une traction intégrale et ainsi offrir à sa clientèle une voiture capable d’affronter nos hivers avec aplomb.
Les plus et les moins
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Essai-auto a aimé :
- Fiabilité et valeur de revente
- Ajout de la traction intégrale
- Ergonomie sans reproche
- Qualité d’assemblage et des matériaux
Essai-auto a moins aimé :
- Style ne vieillira pas bien
- Effet de la traction intégrale négligeable autre qu’en hiver
- Motorisation trop juste
Design et habitacle
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Contrairement aux générations précédentes de la Camry, la dernière ne sombre pas dans l’anonymité complète et accroche certains regards à son passage. Certains diront que trop c’est comme pas assez et que la Camry a trop corrigé ses fautes stylistiques en proposant une carrosserie trop extrême pour une berline de grand volume. Le président de l’entreprise avait sommé ses troupes de cesser de produire des voitures ennuyeuses, ternes voir austères et d’ajouter du piquant au style de sa flotte. Ordre obéi à la lettre si bien que toute la gamme des produits Toyota et Lexus proposent des designs à la limite osés et notre Camry XSE n’y fait pas exception. Pas nécessairement racées mais tout de même effilées, les lignes de caisse de la berline sont plaisantes tout en évoquant un certain dynamisme. La grille de calandre est vraiment chargée et va dans trop de directions pour être qualifiée d’harmonieuse. L’arrière est moins massif en revanche mais l’ajout de quadruple pots d’échappement et d’un diffuseur sous le parechoc sont de trop. Les faux extracteurs et prise d'air sur les parchocs et les ailes font bon marché et n'aident en rien à faire de la Camry une voiture élégante. La couleur de notre voiture d’essai en gris métallisé agencé à un toit noir ajoute une certaine lourdeur à l’ensemble du design. Trop c’est comme pas assez…
L’habitacle de la Camry est accueillant, facile d’accès avec ses portières qui ouvrent large et la qualité des matériaux est irréprochable. La couleur de la sellerie de cuir de notre voiture d’essai d’un rouge criard ne convient pas vraiment au caractère de la voiture et encore là Toyota a voulu suivre une certaine tendance des voitures de luxe mais rate la cible. Le rouge est trop clair et il aurait été préférable de choisir une teinte plus sombre pour adoucir l’habitacle. Cela dit tous les passagers quel que soit leur gabarit pourront voyager en grand confort à son bord. La planche de bord est bien conçue et le système d’infodivertissement offre finalement la fonctionnalité Apple Carplay.
Performance
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L’allure de la Camry en version XSE annonce des performances au-dessus de la moyenne et c’est là où le bât blesse car lesdites performances sont décevantes. Tout n’est pas négatif puisque le comportement routier de la voiture a été sensiblement amélioré à un point tel où on peut se risquer à prendre des virages a des vitesses qui n’auraient pas été possible il y a à peine quelques années. La Camry demeure une bonne routière offrant confort et silence à ses passagers lors de longs trajets sur autoroute. C’est d’ailleurs son point le plus fort outre la fiabilité légendaire de sa mécanique.
L’avantage qu’ont les manufacturiers à investir des milliards dans des architectures ou des plateformes modulaires pour réduire les coûts de production en ayant plusieurs véhicules partageant ses architectures de base. La Camry dans sa version AWD emprunte donc un nombre important de pièces et d’éléments de son groupe motopropulseur au RAV4 allant des suspensions arrière, de la programmation moteur et du système complet de traction intégrale. Le système de traction intégrale agit de façon complètement automatique et n’intervient que lors des accélérations de zéro à 25km/hre où 50% du couple est acheminé aux roues arrière ou lors de pertes de motricité des roues avant au-delà de cette vitesse. Sur surfaces sèches il est pratiquement impossible de sentir l’effet même lors de départs appuyés. La faute ici revient au manque de puissance du moteur et de la grande souplesse de la transmission puisque 205 chevaux et un maigre 185 livres de couple jumelé à une boite de huit rapports optimisée pour l’économie de carburant n’arrivent pas à faire intervenir le système de traction intégrale dans de telles conditions.
La Camry ainsi configurée excelle sur de longs trajets tout comme en milieu urbain en assurant confort et sérénité à son pilote et ses passagers tout en ne consommant que 9,1l/100km en moyenne.
Conclusion et fiche technique
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Toyota a bien fait d’ajouter la traction intégrale afin de faire concurrence à l’Altima de Nissan, la Subaru Legacy évidemment la pionnière dans ce segment et maintenant la K5 de Kia qui vient remplacer l’Optima aussi disponible en version intégrale. Il aurait été cependant beaucoup plus intéressant de voir l’ajout de la traction intégrale à la motorisation V6 mais les chiffres de vente de cette dernière ne représentent qu’un infime pourcentage des ventes de Camry. Connaissant le conservatisme du manufacturier il a fort à parier qu’un modèle haute performance de la Camry en version traction intégrale ne fera pas partie de son catalogue pour encore un bon bout de temps. Quoiqu’il en soit, pour les fans de la Camry l’ajout de la traction intégrale sur la plupart des versions de la Camry sera plus que bienvenu. En attendant un essai hivernal il est difficile de rendre justice et d’apprécier l’ajout de la traction intégrale à la Camry.
Autres commentaires: Benjamin
Avec l'actuelle Camry, on s'attend à une voiture au caractère sportif afin de respecter sa carrosserie osée et dynamique, et son habitacle des plus audacieux pour ce manufacturier. Malheureusement, la conduite n'est pas du tout au niveau des attentes et malgré que le comportement routier est tout de même plus engagé qu'avant, c'est en retrait face à la moyenne des intermédiaires. Et que dire de cette motorisation qui a de la misère à réaliser l'acceptable malgré la présence de quatre embouts d'échappement! Près de 40 000$ pour cette berline... jamais. Passez Go et optez pour un VUS AWD du manufacturier ou sinon une berline AWD offerte par la compétition.
Fiche technique
Information de base
Nom du véhicule : Camry Marque : Toyota Version : XLE AWD Autres versions disponibles : SE, LE, XLE, Hybride Catégorie : Berline intermédiaire Nombre de place assises : 5 Nombre de portes : 4 Gamme de prix : 27 120 $ à 41 100 $ Prix de la version à l'essai : 37 190 $ Transport et préparation : 1 770 $ Groupe Motopropulseur
Type de moteur : 4 cylindres Cylindrée : 2.5 litres Puissance (ch) : 205 ch. Couple (lb.pi@tr/min) 185 @ 4300 trs/min Transmission automatique (Nb rapports) : 8 Transmission manuelle (Nb rapports) : ND Transmission variable continue : non Performances
Accélération 0-100 km/h 9.0 sec. Consommation moyenne durant l’essai : l/100km 9.1 l/100km Sécurité
Assistance au freinage : oui Répartition électronique du freinage : oui Système d'avertissement de collision : oui Système d'avertissement de changement de voie : oui Système d'avertissement d'angle mort : oui Aide au stationnement : oui caméra de recul : oui Confort et commodité
Garniture des sièges : Cuir Sièges chauffant avant : oui Sièges chauffant arrière : oui Sièges climatisés non Système de navigation non Système de clé sans main oui Banquette rabattable oui Système Sonore
Capacité MP3 : oui Nombre de hauts-parleurs : 6 Branchement auxiliaires : oui Système de divertissement arrière non Port USB oui Connectivité Wi-FI non Dimensions
Longueur : 4895 mm Largeur : 1839 mm Hauteur : 1455 mm Empattement : 2824 mm Garde au sol : 145 mm Poids en état de marche : 1539 kg Volume du coffre : 428 L Capacité de remorquage : ND Garanties
Générale : 3 ans 60,000 km Assistance routière : oui
Mots-clés: intermediaire